Le film s’ouvre sur la couverture d’un roman de Zola, « le bonheur des dames » qui retrace la ferveur des grands magasins d’antan. Aujourd’hui, le monde de la grande distribution a bien changé. Pourtant, ce que dénonçait déjà Emile Zola, n’a peut-être jamais été autant d’actualité.
Dire 250 fois bonjour. Au revoir. Bonne journée.
Exécuter 8200 mouvements de doigts par heure.
Pivoter 250 fois sur son fauteuil, en restant toujours dans l’axe.
Nous ne sommes pas si loin des « Temps modernes » de Charlot.
Autant dire que les caissières de supermarchés peuvent se confondre avec des robots.
« Tu vois, si tu ne travailles pas bien à l’école, tu finiras caissière comme la dame. » dit une mère à son enfant. Voilà ce qu’entend Solweig, incarnée par l’impeccable Déborah François, derrière sa caisse de supermarché. Des petites phrases assassines, idiotes, ou au mieux, l’indifférence la plus totale.



















