De: George Cukor
Scénario de Philip Barry, Donald Ogden Stewart, Sidney Buchman
Avec: Katharine Hepburn, Cary Grant, Doris Nolan, Binnie Barnes, Edward Everett Horton, Henry Daniell, Henry Kolker, Jean Dixon, Lew Ayres
Synopsis:
Sur le point d’épouser Julia Seton, une riche héritière, le séduisant mais démuni Johnny Case se présente à l’hôtel particulier de sa future belle-famille afin de faire connaissance avec celle-ci. Il est accueilli par la soeur aînée de Julia, l’indépendante et peu conformiste Linda, qui promet aux deux tourtereaux de les aider à obtenir le consentement de son père, un puissant banquier…

Nous n’avons jamais abordé ici le genre qui a pourtant fait les beaux jours du cinéma des années 30/40 : la screwball comedy. Mélange de satyre sociale et de comédie romantique, on dit souvent que le premier du genre a été New York-Miami de Frank Capra en 1934.
Bon nombre des comédies romantiques d’aujourd’hui prennent leur inspiration dans ces classiques réalisées par des grands noms du cinéma : Cukor, Lubitsch, McCarey, Capra…
Dans Vacances / Holidays Johnny (Cary Grant) un jeu homme amoureux mais sans le sou, est confronté au milieu richissime de sa promise rencontrée pendant des Vacances ou ils se sont jurés amour et mariage. Johnny tente de se faire accepter par le milieu de sa fiancée sans pour autant renoncer à ses rêves de liberté…
Sur un pitch plutôt simple le film aborde avec subtilité une partie des problématiques de la société américaine des années 30 (avant la grande dépression). Ces deux mondes sont-ils compatibles ? Doit-on renoncer à ses rêves, à qui l’on est, par amour ?
On retrouve dans Vacances l’organisation temporelle et spatiale d’une pièce de théatre (dont c’est une adaptation d’ailleurs). Il y a très peu de décor, presque toute l’action se passe dans la maison des Seton ou la richesse et les gadgets sont souvent volontairement mal mis en valeur.
La bonté de Johnny tranche avec la rudesse de Julia (Doris Nolan) pour qui changer de milieu social n’est pas envisageable. A milieu de ses personnages plutôt tranchés on retrouve Linda (Katharine Hepburn), la soeur de Julia, éprise de liberté et ne supportant pas l’enfermement de sa position sociale. Leur frère, Ned, est la voix de la résignation. Il noie son mal être dans l’alcool, ne supportant pas sa vie mais n’ayant pas la force de la remettre en question.
L’arrivée de Johnny dans cet univers aux codes si établis va faire bouger les lignes. Les faire se remettre en question, ou pas.
Dialogues ciselés et scènes de comédies millimétrées ont faire de Vacances (Holidays) un classique du genre à ne pas rater.
Note de la rédaction : 15/20















